Pierre Rabhi – C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui rend ta rose importante

J’ouvre la série des penseurs, philosophes ou acteurs qui remontent le moral avec Pierre Rabhi. L’idée dans cette série est d’évoquer des personnes ou personnages qui nous redonnent foi en l’humanité, par leur parole et par leur exemple ! C’est parti !

 

Sa vie :

Pierre Rabhi raconte volontiers sa vie lors d’interviews ou dans ses livres, le paragraphe qui suit est loin de constituter une exclusivité, mais il éclaire la démarche du penseur.

Pierre Rhabi est né en Algérie, son père est forgeron et poète. Très pauvre, il confie son fils à un couple de français alors que Pierre a 5 ans. Pierre se convertit au christianisme, mais décide d’abandonner toute religion suite à une dispute avec son père. Il arrive en France dans les années 50 et est embauché comme ouvrier spécialisé dans une usine de la banlieue parisienne, où il rencontre sa future femme, Michèle. Après quelques temps, le couple décide d’abandonner une vie d’exploitation pour retourner à la terre. Ils empruntent de l’argent pour acheter un lopin en Ardèche. A force de travail, le sol aride et rocailleux se révèle généreux.

Depuis les années 60, Pierre Rabhi cultive sa terre et développe des techniques d’agroécologie et d’agriculture biodynamique. Il partage ses connaissances dans des cours pratiques, lors de conférences, dans des livres et par l’entremise de missions internationales.

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Quelques idées qu’on a retenues :

-les ressources de la terre sont limitées (1), or elle reste la principale source de notre économie (2), donc notre économie est limitée par les ressources limitées de la terre (3). Partant, on ne peut pas aspirer à une croissance illimitée si on accepte de vivre dans ce monde. A moins de partir coloniser de nouvelles planètes, il va falloir se calmer, descendre de quelques étages en soi-même et penser à la décroissance … make sense Pierrot.

-Notre bien le plus précieux est la terre, et il faudrait arrêter de la violenter, voire de la violer, avec les produits chimiques notamment. On ne se contente pas seulement de produire des tonnes de déchets, dont des déchets radioactifs et de polluer les océans et de les dépeupler (“c’est déjà pas mal !” me direz-vous), mais même les sols qui sont aujourd’hui « productifs » le sont seulement parce qu’on y ajoute des engrais chimiques. En ce faisant, on les pousse à bout, on les éreinte et on les rend potentiellement inutilisables pour les générations à venir.

Et je vois les sceptiques arriver pour nous dire « oui mais, chère Elise, grâce à c’est produits chimiques, on pourra bientôt nourrir toute la planète, c’est-il pas merveilleux ? Merci Monsanto- Bayer ». Et moi de répondre: certes on produit plus, mais de moins bonne qualité en terme de nutriment et des aliments toxiques, si on admet que certains pesticides s’avèreraient être des perturbateurs endocriniens, thèse plausible et que les recherches qui commencent à être menées sur le sujet tendent à prouver. Pour plus d’information, cliquez ici et ici.

-il existe une alternative à cette agriculture intensive et dangereuse pour la terre comme pour les hommes: l’agroécologie. C’est un ensemble de techniques qu’on pourrait qualifier de « naturelles » et qui vise à faire fructifier la terre, tout en la respectant, à force de patience plutôt que de chimie. Elle conçoit le travail de la terre comme une pratique qui respecte et prend en compte l’environnement comme un système cohérent, toute en y intégrant le facteur humain.

Pour conclure :

Consacrer du temps aux choses qui sont importantes et précieuses (la santé de la terre, notre santé, nous-même), c’est la seule manière de vivre bien, dans une démarche qui allie bonheur et respect.

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L’engagement de Pierre Rabhi :

Il est multiple. Pierre Rabhi a écrit de nombreux livres et participé à de nombreux films sur l’homme, l’agriculture, la politique que vous pouvez trouver ici. 

Il milite pour l’indépendance alimentaire et la production locales des denrées. Il a participé à divers titres à des échanges avec les pays du Sud et d’Afrique notamment pour développer l’agroécologie dans ces régions et faire progresser l’indépendance des paysans. Pour en savoir plus, vous pouvez cliquer ici.

Il a fondé plusieurs associations, dont le Colibris, qui aident les citoyens à reprendre possession des territoires par des alternatives écologistes ou altermondialistes (création d’écoles à pédagogie coopérative, de potagers urbain, de monnaie locales, entre autres). Pour en savoir plus, rendez-vous ici.

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