Strike the Sky, listen the noise – A meditation teacher look back on its art

In his book Fabrice Midal offers us a more or less chronological exploration of its experience of mediation, from the balbutiating begins of a lost 20 years boy to his experience as a recognized teacher in Paris, via the seminar in the United States, in the footsteps of Chogyam Trumpa.

A window on the meditation’s world

With modesty and sincerity, Fabrice Midal tells us about his decisive meeting, his discoveries, his doubts with a personal and critique eye. He explains what is – to him- mediation, what it enables him to understand about himself and mankind, the trap it encompasses.

A yogi writing

One of the good point of this book is its style. Very simple and flowing, this book is rich of references coming from the long year of study of its author. Quotations and references are presented with simplicity and in a very personal manner, what is, in my eyes, the better promotion. The story of the reading of Chogyam Trumpa especially makes your mouth water, fill your mind with dreams and your heart with passion, references to Bob Wilson makes you run to theater, memories of the retreat make you feel travelling around the world.

A moving demonstration

Eventually, this book is as much a testimony as a demonstration of what meditation may brings you: Midal carries a serein look on every protagonist of the book, including himself. The book is suffused with benevolence for all its protagonists, including its author. Its a generous and erudite book, which revelead a demanding discipline with help of many anecdotes and quotations, borrowing from other disciplines and great texts.

Through out his testimony, Fabrice Midal call us on the pass of meditation, sometimes sharp, but always flowered, and it is very hard to resist him.

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Frappe le Ciel écoute le bruit de Fabrice Midal- Un méditant revient sur sa pratique

Dans son livre, Fabrice Midal nous propose un retour – plus ou moins chronologique- sur son expérience de méditant, de ses débuts balbutiants de jeune homme de 20 ans un peu paumé, à son expérience de professeur à Paris, en passant par ses séminaires états-uniens, sur les traces de Chögyam Trungpa.

Une fenêtre sur le monde de la méditation

Avec modestie et sincérité, Fabrice Midal relate ses rencontres, ses découvertes, ses doutes en y portant un regard critique et personnel. Il explique ce qu’est – pour lui – la méditation, ce qu’elle lui a permis de comprendre sur lui et sur les hommes, les pièges qu’elle recèle.

Une écriture de yogi

Un des points forts de ce livre est son écriture. Très simple et fluide, le livre est riche de références qu’on doit aux longues années d’étude de son auteur. Les textes et références sont présentés avec simplicité et de façon très personnel, ce qui est, à mon goût, la meilleure des publicités.

Le récit des lectures de Chögyam Trungpa met l’eau à la bouche, ou le rêve à l’esprit, les passions au coeur, les références à Bob Wilson donnent envie de courir au théâtre, les souvenirs de retraite de partir en voyage.

Finalement, ce livre est autant un témoignage qu’une démonstration de ce qu’apporte la méditation : Midal jette un regard serein et, autant qu’on peut en juger, objectif sur sa vie. Le livre est empreint de bienveillance à l’égard de tous les protagonistes, y compris son auteur. C’est un livre généreux et érudit, qui nous dévoile une discipline exigeante à grand renfort d’anecdotes et de citations, empruntant à d’autres disciplines et à des grands textes.

A travers son témoignage, Fabrice Midal nous appelle sur les chemins parfois abruptes mais toujours fleuris de la libération, et il est difficile d’y résister.

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Travailler plus pour consommer plus mal

Aujourd’hui, je m’attaque au drive. C’est le produit d’un des deux concepts magiques du marketing : le digital, (l’autre étant l’écologie), qui permet aux consommateurs de faire leurs courses depuis leur bureau, puis de passer les chercher dans un hangar où un étudiant sous-payé et qui développera probablement des problèmes de dos précocement, dépose ses précieux achats dans sa voiture.

Précieux ? 

Sans doute si on regarde le prix du service (selon ce site internet ou sur ce site ) qui se justifie bien sûr par l’immense comfort que le service procure à l’utilisateur, la liberté de pouvoir faire ses courses au milieu de la nuit (!) ou encore le temps économisé à parcourir les rayons du supermarché, mais pas si on considère l’investissement personnel du consommateur dans son achat. Et c’est là que le bât blesse.

Je m’explique : l’acheteur est pressé (évidemment, sinon il ne recourerait pas aux services du drive), il fait donc ses « courses » à la va vite, sans prêter trop attention à ce qu’il achète. Il clique un peu au hasard, au grès des propositions que lui fait le site sur lequel il est, et qui sont sans doute dictées par des logiques marketing qui mettent les marques les plus riches, les plus à même de payer ce bon placement, au premier plan. Autrement dit, le consommateur est encore plus facilement manipulable que dans un supermarché et ce sont les plus gros poissons qui en profitent …

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Pire encore

Le fait de faire ses courses si vite, et le fait de parfois recevoir les mauvais produits – des yaourts allégés au lieu de yaourts au lait entier, de la poudre chocolatée premier âge au lieu de la version pour “adulte”, un paquet de gâteau en version XXL au lieu de la version L, des pâtes sans gluten au lieu de pâtes complètes – peut conduire le consommateur à penser « les uns valent bien les autres », tout les produits sont équivalents, il n’y a pas de différence. En gros, il se dit en déballant les cartons et en jetant le scotch et le papier bulle : « mon grand, quoi qu’il arrive, tout ça c’est la même m*rde ! Ne t’embête pas à essayer de distinguer ou de classer les produits entre eux, sur ce site avec ses toutes petites vignettes et la description abrégés des produits, tu n’y arriveras pas ! ».

Et en effet, la répétition de ces erreurs prouve bien que le consommateur n’a pas les moyens de voir ce qu’il achète, mais il paie quand même et il mange quand même, quelque chose qu’il n’a pas vraiment choisi.

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Pourquoi il faut monter au front et aller se battre au supermarché

Vous allez me dire : “oui enfin, ca reste une plaie d’aller au supermarché, si on peut éviter ca, on voit pas pourquoi on s’en priverait… “

Moi de vous répondre: mais si ca ne vous intéresse pas ce que vous mettez dans votre corps et sur votre peau, vous devez avoir bien peu d’estime pour vous-même…

Pourquoi ne pas voir le fait d’aller au supermarché comme une manière de s’occuper de soi ? Ca pourrait vous faire beaucoup plus de bien de lire l’étiquette des produits que vous mettez dans votre assiette que d’aller faire trente minutes de jogging tous les matin dans l’air pollué de votre ville.

Evidemment, cela requiert un certain effort d’exercer sa vigilance sur ce que l’on achète, mais à l’inverse, il me semble très dangereux de laisser les multinationales et les supermarchés mettre ce qu’il veulent dans nos assiettes et surtout de considérer que c’est un progrès.

Car finalement, le problème vient surtout du fait que les gens qui recourent à ces services n’ont pas de temps, car ils sont trop occupées à gagner un argent qu’ils vont ensuite donner sans le vouloir aux mêmes gens qui les obligent à travailler autant. La boucle est bouclée.

The trap of drive purchase or Work more to eat badly

Today, I want to deal with the hard topic of online and drive purchase. In a nutshell, its the child of one of the two magical words of today’s marketing : digital (the other one is ecology). It allows consumer to make their purchase from their office, and then to pick them up in a warehouse, where under-paid student who will probably develop prematurely backache will put their precious good in their car or deliver it to their home.

Precious, really ?

Undoubtly, if you rely on the price of this service, that is justified – of course – by the huge comfort this service brings to the user, giving him the freedom to make shopping in the middle of the night (!) or by the time they will save using it. But not if you consider the personal investment of the consumer. And that is where the shoe pinches.

Let me explain you my point of view: the consumer is in a hurry (of course, otherwise he won’t use this kind of service), he thus do shopping in a rush, without taking care of what he is buying. He clicks randomly, following the proposals of the website he is surfing on, and that are very likely dictated by marketing logics, that put forward the richest brand, those who are able to buy those good positioning. In other words, the consumer is even easier to manipulate than in a real supermarket, and the big fishes only take profit of it.

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Even worse

The fact to do your shopping in a hurry, and the fact that you sometimes (often?!) receive the wrong products – light yoghurts instead of the real ones, chocolate powder for babies instead of the normal one, an XXL pack of biscuit instead of the L version, pasta without gluten instead of complete ones – may lead you to think « the ones are as good as the others, all the products are alike, there is no difference ». In a nutshell, while you are opening the cardboard, and throwing the bubble wrap away, you are telling yourself « Boy ! Whatever happens, all that is the same shit ! No use trying to discriminate or classified those products among them, on this website, with those tiny pictures and abbreviated descriptions, you won’t make it. »

Indeed, the repetition of those mistakes shows that the consumer do not have the power to see and understand what he is buying. But he still pays and eat something he didn’t actually chose.

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Why do you have to go to the front and fight in the supermarket

You want to tell me: « yes maybe, but it is a pledge to go to supermarket, if we can avoid it, why wouldn’t we do it ? ».

I will answer you: if you are not interested by what you are putting in your body and on your skin, you should like yourself very few…

Why don’t see the fact of going to the supermarket as a way to take care of yourself (as all those magazine warmly encourage you to, as well as your mum and myself) ? It may be far more beneficial for your health and for your mood reading the label of the product you put on your plate than doing 30 minutes jogging every morning in the polluted atmosphere of your city.

Of course, it requiers a certain effort to use your vigilance on what you are buying but, on the other hand, it seems very dangerous to me to let multinationales and supermarket companies decide what you put on your plate and, what more, to regard it as a progress.

Because, in the very end, the problem comes from the fact that people are too busy  winning money, that they will then give, without wanting it, to the same people that force them to work so much. Everything (you) is wrapped up.

Pierre Rabhi – It is the time you spend on your rose that makes your rose so important

Its time to begin the series of article upon inspiring people. Those people who reminds us that human being is good, is kind and carry the answer to all its problems. I would like to began here with the example of Pierre Rabhi. So let’s go !

 

His life

In interviews, books or talks, Pierre Rabhi likes to lean on its life to explain his point of view and actions. Thus, the following paragraph those not constitute an exclusivity,  but we feel it may be useful for the reader.

Pierre Rhabi was born in Algeria, his father is a blacksmith and a poet. He is poor and ask a couple of French people to take care of the little Pierre. The boy choose to adopt christianisme before he leave all kind of religion, after a fight with his father on that topic.

In the 50’s, he arrives in France and find a job as a specialized worker in a Parisian factory. There he meets Michele, the woman he will share its life with. After some time, the couple decide to abandon a life of exploitation without perspective to a move Rabhi call « back to the land », that is the root of its whole thoughts and work. They borrow some money to buy a piece of land in the french region of Ardèche. Thanks to years of work, the arid and stony soil becomes generous.

Since the 60’s, Pierre Rabhi cultivate its land and develop techniques of agroeocology and biodynamic. He shares its knowledges and discovery in workshops, through conferences, in books and thanks to international development missions.

To learn more about Rabhi’s life, you can read Vers la Sobriété heureuse, go on Rabhi website  or listen to some emission, or read the translation of its talk in the TEDX in Paris.

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Some ideas we took on : 

-ressources of earth are not unlimited, since earth has, in itself, limits (1), now the ressources of earth are the first and most important source of economic development (2), thus, our economy must be limited by the limited ressources of earth. That is the reason why  pretending to seek to an unlimited growth, as most of the country in the world does, is a dangerous lie and misunderstanding of the problem, unless we planned to colonize some new planets in a short term. In other word, its time to calm down, reconsider the situation and think about degrowth…

-The most valuable good we own, as human, is earth, that provides us everything we need to be happy (food, water, other humans). But, we constantly hurt her. It would be nice considering stoping constant assault, with chemicals especially. We not solely produce tons of waste, among them nuclear waste, pollute the oceans and depopulate them (that’s already something you would tell me), but even the soil that are today « productive » are so only because we add to them chemicals. Doing so, we push them to the limit, we tire  them and make them possibly unusable for the coming generations.  (article on the link of flood and agriculture, that give idea of the denaturation of soil by agriculture, see here : http://www.hydrol-earth-syst-sci.net/11/96/2007/hess-11-96-2007.pdf)

Now i see all the skeptic coming and arguing: « Yes my dear, but thanks to all that chemicals, we will soon be able to brings food to every human on the planet. Isn’t that truly awesome ? Thanks to Monsanto-Bayer ! » (actually, we are already producing enough food for all the planet, but we spoil the half because of bad stock management …).

And at that point I have to answer you, you are right, but what we are producing is less good on a nutritional point of view, and some time even harmful for the health. About the lost of nutriment in the vegetable and fruit, see this study, among others.

-There is an alternative option for this intensive agriculture that is harmful for both earth and humans: agroecology. It consists in a set of techniques that we may qualified as « natural » and that aims at fructifying the earth by respecting it, helped by patience rather than chemical. This science conceive working the soil as a practice that should respect and perceive the environment as a whole, and integer to it the human factor. More detail about it may be find here.

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To conclude:

-to dedicate time to things that are important and precious (earth’s health, our health, ourselves), is the only manner to live a good life, in an approach that allies self-happiness and other-respect, as well as other-happiness and self-respect.

Pierre Rabhi’s engagement 

It takes multiple forms. Pierre Rabhi wrote numerous books and participate to various films about being-human, agriculture, politic that you may find here.

He militates for the food sovereignty and a local production of edible goods. He participated to various exchange with South country, especially in Africa, to help the paysans develop agroecology, a techniques that is suitable for those region and will free the people towards multinational firms and exportation logiques and coercition. (more info about agroecology in Africa can be found here.

Pierre Rabhi founded multiple associations, including the Colibri, that helps citizen to retake possession of their territories through ecological and anti-globalist initiatives (school with cooperative pedagogy, urban farm, local money among others). To know more about it, you can visit the website (in french).

Pierre Rabhi – C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui rend ta rose importante

J’ouvre la série des penseurs, philosophes ou acteurs qui remontent le moral avec Pierre Rabhi. L’idée dans cette série est d’évoquer des personnes ou personnages qui nous redonnent foi en l’humanité, par leur parole et par leur exemple ! C’est parti !

 

Sa vie :

Pierre Rabhi raconte volontiers sa vie lors d’interviews ou dans ses livres, le paragraphe qui suit est loin de constituter une exclusivité, mais il éclaire la démarche du penseur.

Pierre Rhabi est né en Algérie, son père est forgeron et poète. Très pauvre, il confie son fils à un couple de français alors que Pierre a 5 ans. Pierre se convertit au christianisme, mais décide d’abandonner toute religion suite à une dispute avec son père. Il arrive en France dans les années 50 et est embauché comme ouvrier spécialisé dans une usine de la banlieue parisienne, où il rencontre sa future femme, Michèle. Après quelques temps, le couple décide d’abandonner une vie d’exploitation pour retourner à la terre. Ils empruntent de l’argent pour acheter un lopin en Ardèche. A force de travail, le sol aride et rocailleux se révèle généreux.

Depuis les années 60, Pierre Rabhi cultive sa terre et développe des techniques d’agroécologie et d’agriculture biodynamique. Il partage ses connaissances dans des cours pratiques, lors de conférences, dans des livres et par l’entremise de missions internationales.

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Quelques idées qu’on a retenues :

-les ressources de la terre sont limitées (1), or elle reste la principale source de notre économie (2), donc notre économie est limitée par les ressources limitées de la terre (3). Partant, on ne peut pas aspirer à une croissance illimitée si on accepte de vivre dans ce monde. A moins de partir coloniser de nouvelles planètes, il va falloir se calmer, descendre de quelques étages en soi-même et penser à la décroissance … make sense Pierrot.

-Notre bien le plus précieux est la terre, et il faudrait arrêter de la violenter, voire de la violer, avec les produits chimiques notamment. On ne se contente pas seulement de produire des tonnes de déchets, dont des déchets radioactifs et de polluer les océans et de les dépeupler (“c’est déjà pas mal !” me direz-vous), mais même les sols qui sont aujourd’hui « productifs » le sont seulement parce qu’on y ajoute des engrais chimiques. En ce faisant, on les pousse à bout, on les éreinte et on les rend potentiellement inutilisables pour les générations à venir.

Et je vois les sceptiques arriver pour nous dire « oui mais, chère Elise, grâce à c’est produits chimiques, on pourra bientôt nourrir toute la planète, c’est-il pas merveilleux ? Merci Monsanto- Bayer ». Et moi de répondre: certes on produit plus, mais de moins bonne qualité en terme de nutriment et des aliments toxiques, si on admet que certains pesticides s’avèreraient être des perturbateurs endocriniens, thèse plausible et que les recherches qui commencent à être menées sur le sujet tendent à prouver. Pour plus d’information, cliquez ici et ici.

-il existe une alternative à cette agriculture intensive et dangereuse pour la terre comme pour les hommes: l’agroécologie. C’est un ensemble de techniques qu’on pourrait qualifier de « naturelles » et qui vise à faire fructifier la terre, tout en la respectant, à force de patience plutôt que de chimie. Elle conçoit le travail de la terre comme une pratique qui respecte et prend en compte l’environnement comme un système cohérent, toute en y intégrant le facteur humain.

Pour conclure :

Consacrer du temps aux choses qui sont importantes et précieuses (la santé de la terre, notre santé, nous-même), c’est la seule manière de vivre bien, dans une démarche qui allie bonheur et respect.

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L’engagement de Pierre Rabhi :

Il est multiple. Pierre Rabhi a écrit de nombreux livres et participé à de nombreux films sur l’homme, l’agriculture, la politique que vous pouvez trouver ici. 

Il milite pour l’indépendance alimentaire et la production locales des denrées. Il a participé à divers titres à des échanges avec les pays du Sud et d’Afrique notamment pour développer l’agroécologie dans ces régions et faire progresser l’indépendance des paysans. Pour en savoir plus, vous pouvez cliquer ici.

Il a fondé plusieurs associations, dont le Colibris, qui aident les citoyens à reprendre possession des territoires par des alternatives écologistes ou altermondialistes (création d’écoles à pédagogie coopérative, de potagers urbain, de monnaie locales, entre autres). Pour en savoir plus, rendez-vous ici.